Parlons maya classique : déchiffrement de l'écriture glyphique (Mexique, Guatemala, Belize, Honduras)

Les langues de la famille maya sont pour la plupart parlées dans les
régions centraméricaines du Mexique, ainsi qu'au Guatemala et au Belize
voisins. Le maya proprement dit (ou yucatèque), le tzeltal, le lacandon, le
quiché, le tzotzil, le chol, le tojolabal, le chorti, en sont autant de membres
bien connus.
Forte de plusieurs millions de locuteurs, cette famille est ainsi l'une
des principales familles de langues amérindiennes vivantes. C'est aussi
celle dont on connaît le plus de témoignages écrits remontant à l'époque
antérieure à l'arrivée des Européens en Amérique. Les plus anciennes
inscriptions ont près de 2 500 ans, et plusieurs milliers d'entre elles nous
sont parvenues de l'époque dite «classique» (entre les III<sup>e</sup> et X<sup>e</sup> siècles),
fournissant de précieuses informations sur l'histoire précolombienne
des Mayas, l'organisation de leur société, leur vision du monde, leurs
croyances, leur conception du temps, ainsi que sur les états anciens de
leurs langues, le lexique, la grammaire, la rhétorique...
Ces inscriptions emploient une écriture logo-syllabique dite
«glyphique», dont les signes souvent figuratifs ont également des
qualités esthétiques qui, de nos jours encore, ne cessent de fasciner, la
calligraphie ayant été aux yeux des anciens Mayas un art majeur. Le
déchiffrage de cette écriture est aujourd'hui en voie d'achèvement. Aussi
convenait-il, près de vingt ans après le premier ouvrage en français sur le
déchiffrement de l'écriture maya, que paraisse une nouvelle introduction
à la lecture des textes en maya classique.