Le dernier voyage

Située entre Fairbury et Beatrice et ignorée de la plupart
des cartes géographiques et routières, «Godevil» semble
n'exister que dans la tête de ceux qui s'y égarent...
C'est pourtant dans cette étrange petite bourgade du
Nebraska que Christopher d'Avila, lancé à la recherche de
son fils disparu, débarque le matin de quarante jours
d'errance passés au volant sa Plymouth 6TX modèle de
1970.
À Godevil, aucune boutique, aucune animation apparente ne
subsistent, rien qu'une place immense en sable jaune entourée
de lointaines usines de transformation de maïs, sur
laquelle repose un bar motel plus où moins délabré qui tente
d'offrir un semblant de vie...
L'auteur nous plonge de manière violente et lyrique dans les
eaux troubles de deux pays perdus : l'enfance et l'Amérique,
qui constituent un no man's land proche de celui des contes
de fées ou les serials Killer ont remplacé les ogres...
Construit concentriquement, le récit entraîne le lecteur au
point central où seul subsiste le clair-obscur du mystère de
la vie et de la mort.
Un diamant noir dont les multiples faces ne cesseront de
hanter vos nuits encore longtemps après sa lecture.