Cinéma, machine à mondes : essai sur les films à univers multiples

Cinéma, machine à mondes : essai sur les films à univers multiples

Cinéma, machine à mondes : essai sur les films à univers multiples
Éditeur: Georg
2014391 pagesISBN 9782825710173
Format: BrochéLangue : Français

Au tournant du XXI<sup>e</sup> siècle, le cinéma hollywoodien connaît une inflation sans

pareille de réalisations qui offrent au spectateur deux ou plusieurs mondes. Matrix,

Inception ou Sucker Punch ont contribué à définir et à populariser une catégorie de

films obéissant à une conception proprement mondaine du cinéma, qui tend à subordonner

l'organisation narrative à la construction et à l'exploration d'univers.

Il n'est guère étonnant qu'à l'ère de la généralisation du numérique, le cinéma

dominant soit travaillé, en particulier dans le genre de la science-fiction, par la question

des usages de la technologie. Partant de ce constat, cet essai entreprend d'élaborer

un cadre théorique adapté à ce corpus à travers l'analyse de nombreux films

tels que Jurassic Park, Dark City, Avatar, Source Code ou ceux issus des franchises « Resident

Evil » et « Matrix ». L'extension résultant de la multiplication des mondes est

notamment pensée à partir de l'étude de deux productions télévisuelles, les séries

Lost et Fringe. Les récents Total Recall : mémoires programmées et Tron : L'Héritage y

sont comparés aux films dont ils déploient le monde. Des liens sont tissés autant

avec des oeuvres littéraires de science-fiction dues à Philip K. Dick ou Daniel F. Galouye

qu'avec les nouveaux modes d'immersion proposés par les produits de l'industrie

des jeux vidéo. La dimension esthétique des films à mondes multiples est envisagée

au niveau du montage ( Je t'aime je t'aime ) et de l'hybridité qui caractérise la facture

même de l'image ( Pleasantville, Kafka, Avalon ).

L'auteur montre comment les «machines à mondes» dont se servent des figures

démiurgiques dupliquent, à l'intérieur du film, certaines composantes du dispositif

cinématographique, et occasionnent des «mécaniques» narratives complexes. Il se

penche sur les rouages de la création d'univers filmiques pour les appréhender dans

leurs implications esthétiques, anthropologiques et idéologiques. Le propos s'articule

autour de plusieurs axes : l'expression de la subjectivité et la construction de la

mémoire, le monde-simulacre de la cyberculture, la figuration de singuliers espaces

insulaires ou urbains, ou encore le fantasme, propre à l'Amérique post-11 septembre,

d'un univers alternatif dans lequel l'attentat terroriste a pu être désamorcé.

Cinéma, machine à mondes propose au lecteur d'être de ce voyage auquel nous

invitent des films qui sondent les possibles de nos «réalités» d'aujourd'hui.

Ce livre est proposé par (0) membre(s)
Ce livre est mis en favori par (0) membre(s)