Et on oubliera tous les affreux

Et on oubliera tous les affreux
Tiens, il faudra songer à agrandir les librairies... La table où se côtoient les épanchements et génuflexions des stars de la politique occupe un tel espace aujourd'hui !
Et la dérision, aiguillon de la lucidité, a-t-elle encore sa place ?
C'est ce que veut croire le chroniqueur du journal « Le Funambule » embarqué dans une sombre affaire de machination politique où se croisent et s'affrontent les protagonistes du grand cirque politico-médiatique.
Quelques comparses très attachants du chroniqueur viennent opportunément parsemer ce monde de brutes d'un peu de poésie.
Des situations burlesques où rien n'est vrai, mais où tout est possible. On s'amuse beaucoup. Pourquoi s'en priver, même si le rire se révèle parfois grinçant ?
(...) Toujours est-il qu'en banlieue, à Neuilly, à Paris, oui, même là, avenue Montaigne, Villa Montmorency, les offices n'étaient que cris et chuchotements. « Vous rendez-vous compte, garder à vue un ex-monarque de la République ? Décidément, tout fout le camp ! C'est quatre-vingt-treize ! »
Les murs épais des hôtels particuliers n'en croyaient pas leurs oreilles.
De quoi procurer du pain sur la planche à un acerbe chroniqueur.
Et pourtant. (...)