Croire en actes : distance, intensité ou excès ?

Cet ouvrage explore le «croire en actes» dans le religieux et à ses
frontières. Ce n'est pas la croyance en tant qu'ensemble supposément
cohérent et inamovible de pratiques et de dogmes, mais le croire comme
engagement relationnel, comme système d'actions et comme processus
dynamique qui constitue l'objet des différentes contributions ici présentées.
Par «croire», est entendue une large diversité de comportements qui,
en fonction des contextes et des époques, supposent une attitude et un
objet de croyance ou qui, au contraire, ne s'appuyant sur rien de tel, sont
eux-mêmes déclencheurs d'engagement ; en somme une activité complexe
et réflexive qui, bien souvent, s'accompagne d'un travail de justification
et de rationalisation.
Trois thématiques sont privilégiées. Celle de la performativité et de la
métaphore, d'abord, ce qui permet de porter attention aux oscillations et au
processus de (dé)métaphorisation des discours et des pratiques. Le croire
est ensuite analysé sous l'angle de ses oscillations, en portant attention
aux temporalités ordinaires, aux doutes et aux moments de relâchement
qui le caractérisent y compris lorsqu'il semble intensif ou encore
paraît s'inscrire dans une perspective probabiliste. Il est enfin approché
sous l'angle de ses diverses dimensions et niveaux d'intensification.
Il apparaît alors multidimensionnel, capable d'ajustements entre valeur
et doctrine, de redéfinitions ou de radicalisation. Pour mieux appréhender
la pluralité de traitements du sujet, les approches cognitivistes et
pragmatistes sont aussi mises en regard. En conclusion, est proposée
une discussion et une articulation des paradigmes.