Le droit congolais à l'épreuve de la mobilité du capital : protection de l'Etat récepteur d'investissements

La mondialisation et le capitalisme, portés par des sociétés
anonymes, créent de nouvelles anxiétés pour les législateurs
nationaux. Soit l'investissement étranger direct génère un ordre
juridique autonome, la lex contractus ; soit l'efficacité du champ
de réglementation nationale est limitée par le caractère de plus en
plus mobile du capital. Le droit congolais irrigué par l'OHADA se
heurte, par conséquent, à une question de fond : comment garantir
la sécurité juridique de l'État dans une convention d'investissement
par nature déséquilibrée ? Cet ouvrage suggère un régime
proactif d'investissements, qui garantit les droits intangibles des
investisseurs, anticipe les réponses aux problèmes de droit, agit sur
les processus à venir et fait intervenir dans les pratiques incitatives
de l'État les facteurs décisifs du succès, mais aussi l'analyse des
risques juridiques.