L'abbaye de Saint-Pons : hors les murs de Nice

La légende attribue à Charlemagne la fondation de l'abbaye de Saint-Pons, pépinière d'hommes illustres dont l'influences' exerçapendant plusieurs siècles sur toutle pays de Nice et bien au-delà. En 890, les Sarrasins la détruisent de fond en comble. Abandonnée pendant plus d'un siècle, nous la trouvons rétablie en 999 ; les nobles familles de l'époque font des libéralités pour sa réédification. Saccagée en 1543, par les Turcs, elle poursuivit son existence avec ses prieurés jusqu'en l'année 1792. Convertie en hôpital militaire lors de l'occupation française, elle reçut les blessés revenant de l'Armée d'Italie. L'Empire la concéda à M<sup>gr</sup> Colonna, évêque de Nice, pour être affectée à un petit séminaire. M<sup>gr</sup> Galvano y fit d'importantes réparations, et y installa, en 1835, les Oblats de Marie qui l'occupèrent jusqu'en 1901. Annexe de l'hôpital Saint-Roch en 1903, elle devient simple pavillon de l'hôpital Pasteur dès sa construction, en 1912. Malgré toutes ces transformations, elle a conservé son nom et a même été entièrement restaurée en l'an 2000. Certes, elle a subi le sort commun ; elle n'a plus sa forme primitive, ni son attrait pour les pèlerins, ni ses espaces libres, mais on l'appelle encore l'abbaye de Saint-Pons.
C'est sur ce monastère privilégié que Bonaventure Salvetti, alors curé de la paroisse éponyme et historien de talent, publia cette étude en 1925 ; il espérait ainsi apporter sa pierre à la reconstruction de l'histoire locale du Comté de Nice.