Atelier du roman (L'), n° 43. Exercices d'amitié : Michel Déon, l'Europe romanesque

Atelier du roman (L'), n° 43. Exercices d'amitié : Michel Déon, l'Europe romanesque

Atelier du roman (L'), n° 43. Exercices d'amitié : Michel Déon, l'Europe romanesque
Éditeur: Flammarion
2005219 pagesISBN 9782080689030
Format: BrochéLangue : Français

Ce n'est pas le peuple qui a, comme on dit, «initié» ce repliement narcissique : il ne fait, dans le pire

des cas, que répéter le caquètement de ses modèles culturels, artistes populaires et autres vedettes

de la télé et de la radio.

André Major.

Depuis son premier roman Michel Déon

aiguise sa lucidité désolée et implacable sans

perdre sa faculté d'émerveillement. Il peut lâcher

les vérités les plus rudes dans un sourire malicieux.

Christian Authier.

À la différence de ses illustres précurseurs, Déon

n'a pas voulu visiter la Grèce. Il a immigré «là-bas»,

il s'est installé pour y vivre, ayant prêté foi,

de son propre aveu, à quelques lignes de Cocteau :

«Si la France me devenait insupportable, je sais que

Spetsai existe et qu'on peut y vieillir dans une petite

maison blanche et ne plus voir des formes absurdes.»

Takis Théodoropoulos.

Et c'est là, assurément, cher Michel Déon,

que vous vous écartez de la tentation si

répandue, et chez les plus grands, de forcer

un peu le sens et de faire en quelque sorte la

théorie de soi-même.

Dominique Noguez.

De Grèce au Québec, et d'Espagne

à l'Irlande, l'homme déonien

apprécie la diversité et l'originalité

des continents. Il goûte, aussi, l'unité

foncière de l'univers, ce mystérieux lien

qui relie des points disparates.

Marie-Hélène Ferrandini.

S'il est un maître à bord (dans Loin de Rueil de Raymond Queneau), il s'agit sans doute

plus de Rabelais que de Hegel. Cité sur le mode de la farce au cours d'une conversation

entre Jacques et Des Cigales, Rabelais est surtout présent à travers le principe qui veut que,

chaque fois que le récit part vers le rêve ou l'idéalisme, la matière la plus concrète vient lui

redonner son poids de chair et d'humanité, et son ridicule.

Olivier Maillart.

Il est probable que le prestige de l'autofiction résulte de cette propension, commune

à tous les arts du XX<sup>e</sup> siècle, à ramener l'intérêt de l'oeuvre à la personne de son auteur.

Présentation de soi au lieu de représentation : n'est-ce pas là l'effet d'une tendance à

gommer le plan symbolique, celui des médiations ?

Belinda Cannone.

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