Ivresse de brumes, griserie de nuages : poésie bouddhique coréenne (XIIIe-XVIe siècle)

Cette anthologie de poésie bouddhique coréenne
réunit pour la première fois des poésies singulières,
étonnantes par leur teneur, par leur forme,
par leur ton. OEuvres de bonzes retirés dans
des monastères ou des ermitages de montagne,
elles sont le fait de moines-poètes d'une vive
sensibilité littéraire, qui se démarquent à la fois
de la littérature profane et des écrits didactiques
du bouddhisme. Ces êtres détachés de tout sauf
des joies de la nature ou de bonheurs infimes du
quotidien - nuées jouant sur les cimes, coupe
de thé fumant - sont au-delà : au-delà des
contingences, au-delà des attachements, au-delà
des conventions ; ils ne prennent le pinceau que
pour traduire en formes brèves et denses leur seul
lien, ténu, avec le monde : le brut et le beau, si
chers au «zen». Autant de révélations.