Splendeurs de l'Empire : autour de Napoléon et de la cour impériale

À deux siècles de distance, la période du Consulat et du Premier
Empire paraît lointaine, mais ses traces demeurent pourtant
nombreuses et pérennes. Napoléon n'a-t-il pas légué à la France
un cadre institutionnel et administratif qui, du Code civil au baccalauréat,
du Conseil d'État à la Banque de France, demeure pour l'essentiel inchangé ?
Époque politiquement troublée, que rythment d'incessantes batailles et
des conquêtes toujours renouvelées, l'Empire voit cependant s'épanouir,
dans une extraordinaire floraison, une multitude de chefs-d'oeuvre, de la
peinture à la sculpture en passant par les arts décoratifs, qui atteignent des
sommets dans le raffinement et la perfection de l'exécution. À travers des
toiles monumentales ou de charmantes miniatures, un nouveau classicisme
se déploie, qu'on ne saurait réduire à un instrument de propagande politique
et de glorification de l'Empereur. Les «Splendeurs de l'Empire» sont aussi
le reflet d'un temps et d'une société.
En partenariat avec la Fondation Napoléon (Paris) et avec le concours
de prestigieuses collections publiques et particulières, le Conseil général
de la Moselle évoque, à travers le prisme des arts, la geste napoléonienne
et les fastes de la Cour impériale.