Les écrivains catholiques marginaux : actes du colloque, 29 & 30 avril 2009

Le mot « catholique » désigne étymologiquement ce qui est « selon le tout ». La foi catholique, disait Saint Cyprien de Carthage, est la foi droite universellement répandue, une et partout la même. On peut d'ailleurs penser que l'expression populaire : « Ce n'est pas très catholique ! » fait directement écho à l'idée que la foi est normative. Culturellement, le terme évoque aussi une mentalité, une esthétique, une sensibilité spirituelle et morale communes procédant de la « weltanschauung » catholique.
Ce faisant, l'on ne voit guère comment des écrivains catholiques pourraient être « marginaux », c'est-à-dire en marge, et s'en trouver très bien ! Tout au plus pourrait-on concevoir qu'ils se trouvent marginalisés dans et par une société qui est de moins en moins catholique. C'est un fait, cependant, que nombre d'entre eux furent des marginaux. Comment penser un fait en apparence si paradoxal ? De quels types de marginalité s'agit-il (littéraire, théologique, prophétique...) ? Est-ce leur qualité d'écrivain qui les rendait marginaux ?
Toutes ces question ont donné lieu à un colloque qui s'est tenu à l'ICES les 29 et 30 avril 2009. Cet ouvrage en rapporte fidèlement les actes.