Le parement d'autel des Cordeliers de Toulouse : anatomie d'un chef-d'oeuvre du XIVe siècle

Un siècle après la fameuse croisade des Albigeois, Toulouse connaît un exceptionnel
renouveau artistique et une relative stabilité économique, politique et religieuse. Le
quadrillage monastique de la ville dans la première moitié du XIII<sup>e</sup> siècle a eu des
conséquences inattendues : les ordres mendiants installés modestement à leur début sont
maintenant à la tête d'établissements florissants qui font appel aux meilleurs bâtisseurs,
comme pourront en témoigner les monastères des Cordeliers, des Jacobins, des Carmes
et des Augustins, pour ne citer que les principaux d'entre eux. Parmi les rares éléments
de décor et de mobilier des églises parvenus jusqu'à nous, le Parement d'autel des
Cordeliers conservé au musée Paul-Dupuy, chef-d'oeuvre de l'art gothique, permet de
placer cette création à la hauteur de la splendeur architecturale.