C'est la nuit surtout que le combat devient furieux : une ambulancière de la Commune de Paris en 1871

C'est la nuit surtout que le combat devient furieux
Une ambulancière de la commune de paris en 1871
« Nous avons été bien malheureux dans ces horreurs de tranchées, la pluie ne nous a pas quittés un instant. Je n'aurais jamais cru que l'on peut s'habituer à vivre tout mouillé pendant des jours sans jamais sécher. »
Printemps 1871. Assiégée, la Commune de Paris se défend contre Versailles. Les témoignages sur ce moment sont extrêmement rares. Après celui de Victorine Brocher ( Souvenirs d'une morte vivante , libertalia, 2017), voici celui d'Alix Payen, écrit sur le vif.
Née dans une famille bourgeoise et fouriériste, Alix Payen (1842-1903) a 29 ans lorsqu'elle s'engage dans le 153<sup>e</sup> bataillon de la Garde nationale. Ambulancière et infirmière, elle participe à la défense du fort d'Issy, qui protège Paris contre les assauts de l'armée versaillaise, puis à celles des forts de Vanves, de Neuilly et de Levallois. Pendant les rares moments de calme, elle écrit à sa mère.
Alix Payen a peu attiré l'attention des historiens. Pourtant, elle a participé à la lutte avec courage et détermination, et elle a décrit avec sensibilité les combats violents et la vie du bataillon sous les obus.
Cette correspondance, largement inédite, a été retrouvée par la romancière Michèle Audin, animatrice du blog macommunedeparis.com