La traite des fourrures dans l'est de la Baie James : 1600-1870

Cette recherche originale illustre les conséquences de la traite des fourrures sur l'organisation sociale des populations algonquines qui, entre 1600 et 1870, vivaient dans le territoire situe à l'est de la Baie James. La chasse en hiver, l'occupation du sol et les questions de leadership sont des points essentiels étudiés ainsi qui le contexte historique, les facteurs écologiques et les relations des Algonquins avec d'autres populations. Les auteurs décrivent les modalités et la fréquence des contacts entre les commerçants d'origine européenne et les populations amérindiennes. Les archives, de source anglaise et française, révèlent la rivalité entre les deux groupes de marchands et les auteurs en apprécient l'impact sur les Amérindiens. Cette étude ethno-historique utilise abondamment les archives encore inédites de la Compagnie de la Baie d'Hudson, seule établie de façon permanente dans la région. Les auteurs approfondissent l'étude d'autres questions comme l'implantation d'une milice dans les postes de traite, la constitution de territoires de chasse définis sur des bases familiales ainsi que les situations de dépendance et d'interdépendance . La traite des fourrures fournit un éclairage nouveau et constitue un apport significatif aux recherches en cours sur l'impact de la traite des fourrures sur les populations amérindiennes.