Le surcoût du capital : la rente contre l'activité

Le surcoût du capital : la rente contre l'activité

Le surcoût du capital : la rente contre l'activité
2015181 pagesISBN 9782757409084
Format: BrochéLangue : Français

Le concept de financiarisation fait référence au rôle

croissant des intermédiaires et des marchés financiers

dans la transformation des institutions, des comportements

et des objectifs des acteurs économiques

(ménages, entreprises, institutions financières, État).

Dans cet ouvrage, nous montrons que la financiarisation,

en promouvant une norme de rentabilité accrue, a

élevé significativement le coût du capital pour les entreprises.

L'emprise croissante de la finance sur l'entreprise

est appréhendée ici à travers la définition de la notion

de «surcoût du capital», notion à laquelle nous associons

une mesure dont nous suivons l'évolution des

années soixante à nos jours. C'est au niveau du comportement

d'investissement et de marge des firmes que

se situe le point d'application directe du renforcement

des exigences de rentabilité financière. Les effets sur la

croissance et l'emploi sont quant à eux de deux ordres.

L'augmentation du poids de la rente financière se traduit

d'abord par une augmentation de la part des revenus

financiers a priori défavorable à la consommation. Le

principal effet dommageable de l'emprise accrue de la

finance sur l'entreprise est cependant constitué par le

ralentissement de l'accumulation du capital. Ce second

«dégât collatéral» est lui-même double : moins d'investissement

c'est d'abord moins de compétitivité et de

croissance du pouvoir d'achat (effet-production), mais

c'est aussi moins d'emploi (effet-demande). La période

dite des «Trente piteuses» peut ainsi s'interpréter

comme un nouvel épisode de la lutte entre la propriété

et l'activité qui a animé toute l'histoire du capitalisme

jusqu'à nos jours.

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