Le grand livre de la Provence. Vol. 2. L'union Provence-Naples, le siècle d'or d'Avignon, les Templiers en Provence

Quelle riche histoire que celle de la Provence ! Ce livre passionnant
couvre à peine un siècle et demi du Moyen Âge, et pourtant nous y
trouverons l'épopée de la première maison d'Anjou, de Charles I<sup>er</sup> le
Grand à Robert le Sage ; les guerres, les conquêtes, victorieuses ou
malheureuses comme dans l'exemple de la Sicile, les croisades, les âpres
successions, la gestion aussi de ce comté-État et de ses richesses, les
alliances complexes... Maurice Chevaly rappelle d'ailleurs à nos
mémoires ce fait incroyable que les quatre filles du comte de
Forcalquier devinrent reines.
Et puis, bien sûr, le XIV<sup>e</sup> siècle fut celui des papes en Provence... et c'est
tout l'objet de la seconde partie ; Avignon capitale de la chrétienté à
l'image de son fastueux palais, capitale des convoitises et des cupidités,
papes ayant marqué leur temps ou au contraire tombés - à juste titre
- dans l'oubli, schismes et anti-papes... une fabuleuse chronique toute
d'or et d'encens.
Ponctuant le déroulement des faits historiques, l'auteur nous offre,
pour chaque partie du livre, ses «Miroirs de l'histoire» où la légende
frôle la réalité. Eut-elle vraiment lieu, cette dramatique croisade des
enfants vendus comme esclaves par deux commerçants félons ? Cette
nuit de Noël où les quatre filles de Provence devenues reines se retrouvèrent
autour des treize desserts, tinrent-elles vraiment la délicieuse
discussion en langue d'oc que le narrateur leur prête ? Qu'importe,
puisque le lecteur s'enchante à ces «miroirs» et s'attriste avec lui sur la
mort d'un petit prince, ou rêve aux trésors des Templiers...
Après un premier volume qui nous entraînait jusqu'aux troubadours
enchanteurs, le chercheur érudit doublé d'un conteur plein de verve
qu'est Maurice Chevaly nous offre aujourd'hui la suite tant attendue
de son histoire de la Provence, un voyage pittoresque et mouvementé
auquel nous prenons [...] un plaisir extrême , pour citer la belle préface
de l'historien Michel Duchein.