Les missions étrangères en Asie et dans l'océan Indien

Les missions étrangères en Asie et dans l'océan Indien

Les missions étrangères en Asie et dans l'océan Indien
2008202 pagesISBN 9782846541787
Format: BrochéLangue : Français

La Société des Missions Étrangères naît au XVII<sup>e</sup> siècle, quand se développe

en France le désir de prendre une part active à l'apostolat missionnaire. Cet enthousiasme

pour les missions correspond au besoin d'établir un clergé indigène, seul capable d'assurer

la survie des communautés chrétiennes d'Asie.

Le Saint-Siège nomme en 1658 trois vicaires apostoliques français : François Pallu

(1626-1684) vicaire apostolique du Tonkin, Pierre Lambert de la Motte (1624-1679) vicaire

apostolique de Cochinchine et Ignace Cotolendi (1630-1662) vicaire apostolique de

Nankin. Ces évêques sont considérés comme les fondateurs de la Société des Missions

Étrangères.

Les vicaires apostoliques et les missionnaires qui les accompagnent parviennent au

Siam en 1662 ; en 1664, le P. Chevreuil arrive en Cochinchine et, en 1666, le P. Deydier est le

premier à entrer au Tonkin. D'autres missionnaires suivent, si bien qu'à la fin du XVII<sup>e</sup> siècle,

21 missionnaires ont déjà pénétré soit au Tonkin soit en Cochinchine.

Au cours du XVIII<sup>e</sup> siècle, la Société des M.-E. est victime en Europe d'une certaine

décadence religieuse et d'un désintérêt pour les missions. Le XIX<sup>e</sup> siècle est au contraire

un grand siècle missionnaire. La Société des M.E. compte, en 1886, 29 évêques,

751 missionnaires, avec la charge de 25 missions. Après le Siam, le Tonkin, la Cochinchine,

et quelques régions de la Chine et de l'Inde, elle reçoit encore la charge d'évangéliser la

Corée et le Japon (1831), la Mandchourie (1838), la Malaisie (1841), le Tibet et l'Assam

(1846), la Birmanie (1855).

Le XX<sup>e</sup> siècle est marqué par le développement du clergé local. La direction des diocèses

d'Asie passe peu à peu aux évêques autochtones : un évêque indien (1923), six évêques

chinois (1926), un évêque japonais (1927), le premier évêque vietnamien (1933).

Le communisme change la présence et l'action des Missions Étrangères. Les

missionnaires sont expulsés de certains pays (Chine, Birmanie, Vietnam, Cambodge, Laos).

Contrainte de redistribuer son personnel, la Société des M.-E. envoie maintenant ses prêtres

vers Madagascar, l'île Maurice, l'Indonésie, la Nouvelle-Calédonie. La crise des vocations

touche aussi la Société des M.-E. mais, fidèle à sa vocation et malgré un effectif réduit, elle

continue, aujourd'hui comme hier, de servir les Églises qu'elle a contribué à fonder.

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