Approche économique de la biodiversité et des services liés aux écosystèmes : contribution à la décision publique

Dans tous ses projets d'investissement et d'infrastructures, la puissance publique se doit
désormais d'intégrer les coûts en termes de dégradation de l'environnement. Mais
comment chiffrer ce que «vaut» un hectare de forêt ou la préservation d'une espèce
animale ? Sur quels outils, sur quels indicateurs ces mesures peuvent-elles se fonder ?
Est-il seulement possible de fixer des valeurs monétaires prenant en compte tous les
apports du vivant, qu'ils soient économiques, écologiques, sociaux, récréatifs, culturels ?
Commandé au Centre d'analyse stratégique par le Premier ministre, ce rapport présente
une revue des méthodes existantes. Il propose des valeurs d'usage pour les services
écosystémiques liés à la biodiversité générale... ainsi qu'une réflexion critique sur les
limites de telles valeurs. Les estimations avancées ont vocation à être utilisées dès
maintenant en lieu et place de la valeur nulle attribuée par défaut à la biodiversité dans le
calcul socioéconomique.
Fruit d'une mission présidée par Bernard Chevassus-au-Louis, ce rapport constitue un
jalon important dans l'évaluation socioéconomique de la biodiversité.