Le temps de la déchirure : Varsovie, Paris, Zurich, un itinéraire d'apprentissage (1925-1945)

Henri Wermus est polonais. Henri Wermus est juif. Et il grandit dans la
Pologne antisémite de la première moitié du XX<sup>e</sup> siècle. Empêché d'étudier
dans son pays, il émigre en Belgique dès 1937. La déclaration de guerre
le trouve à Paris. Les adieux de l'étudiant de dix-huit ans sur le quai de la
gare de Varsovie seront les derniers : il ne reverra que deux membres de
sa famille, sur une septantaine de personnes englouties dans le trou noir
nazi.
Aujourd'hui, Henri Wermus retraverse cette existence. Le temps de la
déchirure n'est pas un roman, c'est un témoignage et, pour l'auteur, une
manière de remplir cette «espèce de contrat que tout survivant endosse
vis-à-vis des disparus». Un récit qui frappe par sa constante humanité, et
cette part quasi magique que tient l'étude des mathématiques dans la
survie psychique d'un jeune Juif pris dans la machine à broyer de la
Seconde Guerre mondiale.