Amy Winehouse : une icône rebelle

C'est l'histoire d'une fille qui naît puis qui
meurt. Entre les deux, il se passe des trucs.
Si Amy avait été une héroïne de bande
dessinée, elle aurait eu la silhouette filiforme
d'Olive, la fiancée de Popeye, et la
choucroute menaçante de Marge Simpson.
Si Amy avait été cadre chez EDF, elle aurait
été virée depuis longtemps. Dans un monde
où la réussite sans états d'âme fait force
de loi, ses levers de coude à pas d'heure,
ses addictions de toutes sortes, son
hystérie sentimentale, ses annulations
compulsives de rendez-vous professionnels,
ses crêpages de chignon et ses replâtrages
de make-up auraient vite été remarqués par
la direction.
Extensions (capillaires) du domaine
de la lutte, en somme.
Au lieu de cela, elle a décidé d'être Amy
Winehouse, diva anglaise de la soul
comparée aux plus grandes - de Billie
Holiday à Ella Fitzgerald -, icône de la
rebelle attitude, génie du style que Karl
Lagerfeld a qualifié de «nouvelle Bardot»,
star internationale aux millions d'albums
vendus, héroïne tragique des temps
modernes foudroyée en pleine gloire
à vingt-sept ans.
Ce livre retrace sa vie, remplie de bruit
et de fureur, de célébrité et d'excès,
de névroses et d'amour, de musique
et de silence éternel.