S'implanter à Hong Kong : démarches, procédures, expériences, témoignages : documentation arrêtée au 30 janvier 2010, édition 2010-2011

Dans la saga du «miracle asiatique», Hong Kong occupe une place à part. Nulle part
ailleurs, la réussite n'a été si complète et si insolente, à l'image de celles des grands
« tycoons » hongkongais qui, souvent partis de rien, contrôlent aujourd'hui des groupes
de dimension internationale.
Cette réussite ressemble à un modèle du capitalisme libéral. Le cadre des affaires,
en application du principe «un pays, deux systèmes», est en effet très différent de
celui de la Chine continentale. La liberté des mouvements de biens et des capitaux
est totale. Le cadre juridique, d'essence anglo-saxonne est mis en oeuvre par des juridictions,
et une administration fiable et efficace qui assurent une grande sécurité des
biens et des personnes ; la réglementation légère, mais sans lacune, est conçue pour
l'épanouissement de l'esprit d'entreprise.
13 ans après la rétrocession du Territoire à la Chine et la crise asiatique de 1997-1998,
les perturbations dues au SRAS en 2003, mais aussi la crise financière de
2008 et l'accélération de l'ouverture et de la libéralisation de la Chine continentale
obligent aujourd'hui Hong Kong à repenser son rôle de passerelle entre le marché
chinois et le reste du monde. En 2009, la récession de 3 % ne remet pas en cause
le dynamisme et la capacité de reprise de l'économie hongkongaise. Les observateurs
tablent en effet sur un retour de la croissance en 2010 de l'ordre de 5 %.
Il est vrai que Hong Kong reste un paradis pour les entrepreneurs bien que le prix
à payer pour s'y installer soit élevé, notamment en raison des prix de l'immobilier
dont le niveau a rattrapé le pic de 1997 pour certains quartiers. Par ailleurs,
l'accélération du décollage économique en Chine a déplacé le centre de gravité
des affaires vers l'Asie du Nord-Est, Hong Kong est donc redevenu le lieu
privilégié d'une première implantation en Asie ou de l'installation d'un centre
régional. Si, comme le titrait le New York Times , «personne n'a gagné d'argent
en pariant contre Hong Kong», beaucoup ont trouvé, et malgré des déboires
passagers, leur intérêt en misant sur Hong Kong.