L'art royal

Ce livre aurait pu être écrit hier. Et pourtant...
Nous sommes en 1913, au Caire, une ville moderne, cosmopolite,
n'ayant rien à envier aux capitales européennes.
Franz Svoboda est ethnologue, depuis quelques années
en poste en Égypte, mandaté par le gouvernement austrohongrois.
Et il est franc-maçon.
Dès son arrivée, témoin émerveillé des découvertes
éblouissantes d'un siècle d'archéologie, il se lance dans
une synthèse de ces connaissances nouvelles, révélant
les origines égyptiennes de l'expérience maçonnique, une
histoire commencée il y a plus de 5000 ans. En 1913, il
met la dernière main à son manuscrit, qu'il dédie à Idris
bey Ragheb, patron de presse, homme politique, et grand-maître
de la franc-maçonnerie égyptienne.
Son destinataire reçut-il ce document ? nul ne le sait. Le
manuscrit sera confié à un commerçant suisse, «pendant
ou peu après la première guerre mondiale», qui le conservera
soixante ans dans une malle, puis le remettra à un
éditeur lausannois, disparu avant de l'avoir publié. Et c'est
dans ses archives qu'il sera découvert, plus de trente ans
après, encore inédit.
Le franc-maçon trouvera ici le chemin des origines
égyptiennes de l'Art Royal. Et le profane pourra lever le
voile de différents mystères, allant des motivations de la
franc-maçonnerie, une société discrète mais pas secrète,
jusqu'à une intuition du sens de la vie dans l'univers.