Georges Guingouin : chemin de résistances

Bilan, analyse et hommage : ces trois volets sont réunis pour la
première fois dans cet ouvrage à quatre voix consacré à celui dont
le capitaine Marcel, du maquis poitevin, disait : «C'est la rectitude
faite homme.»
Dans un entretien avec Francis Juchereau, Georges Guingouin
évoque différents militants du mouvement d'émancipation de
l'homme par les travailleurs associés, dont Antonio Gramsci, fondateur
du parti communiste italien, revient sur tout ce qui a construit son
système de valeurs, sa philosophie morale, et livre au final une sorte de
testament politique.
Dans un essai éclairé par la pensée d'Hannah Arendt, de René Girard
et de Fernand Braudel, Gérard Monédiaire interroge les rapports entre
liberté individuelle et immersion dans le siècle. Pour ce faire et en ne
s'appuyant que sur des faits attestés, il replace la figure de Georges
Guingouin, trop souvent salie par l'iniquité, dans l'histoire de l'Humanité
à l'ère moderne.
Dans un texte non dénué d'un certain lyrisme, Jean-Jacques Fouché
présente Le Cyclope, l'immense peinture sur bois que Paul Rebeyrolle
a sous-titrée : Hommage à Georges Guingouin. Exposée à Eymoutiers,
elle représente un géant sortant d'un cratère où tonne la raison - en
fait le résistant qui se lève pour affronter l'adversité - et prêt à piétiner
les immondes défroques des infâmes.