La Renault Fuego de mon père

La Fuego, c'est d'abord une héritière, celle d'une lignée bien connue de coupés de charme, imaginée
par le constructeur de Billancourt : Floride, Caravelle, puis R15 et R17, et enfin Fuego.
En 1980, son lancement fait du bruit. À l'époque, comme aujourd'hui, il y a les pour et les
contre. La Fuego fait donc parler d'elle, d'autant que Renault a osé la comparer à quelques
concurrentes allemandes. Rien que ça ! Les débuts sont une réussite commerciale. Un peu plus
tard, la Fuego (re)lance la polémique. Elle est le premier coupé de la planète à oser rouler au
gazole. Pour et contre s'affrontent une fois de plus... Puis, on l'oublie, doucement, malgré une
carrière sportive et une autre, plus étonnante, outre-Atlantique où elle seconde habilement
l'offensive de la Régie et sa petite soeur, la R5 Le Car. Mais la Fuego n'a pas dit son dernier
mot. Elle s'offre une semi-retraite en Amérique du Sud jusqu'au début des années 1990, où elle
deviendra un must.