Max Jacob, un drôle de paroissien : portrait

Entre facétie et désespoir, entre besoin de sainteté et tentations
charnelles, Max Jacob n'a cessé de promener son
innocence canaille en terre de poésie. Enchanteur fantasque,
ami de Picasso et Apollinaire, il a passé sa vie à brouiller les
pistes en une étourdissante geste serpentine. Astreint au
port de l'étoile jaune, arrêté par les Allemands le 24 février
1944, il meurt d'une congestion pulmonaire au camp de
la Muette, à Drancy, le 5 mars suivant.
Dans un portrait-mosaïque plus qu'une biographie, Patrice
Delbourg redonne vie au prince-sans-rire qui fut à la fois
une nouvelle incarnation du juif errant, un archange
foudroyé, un réfractaire, un homme de chair et un mystique
profond, un conteur et épistolier au lyrisme ébouriffé,
un fantaisiste éblouissant.