Guerre invisible : la fin du réel : art et empire médiatique de l'Orient à l'Occident

Lieu de l'imaginaire, l'espace de l'esprit est le dernier territoire
de la nouvelle colonisation de l'empire médiatique. Il s'agit des
guerres invisibles qui, dans la désertification émotionnelle des
réseaux, impliquent un univers réduit à l'oeil du spectateur. Halluciné,
celui-ci se regarde dans le miroir du virtuel. La fin du
réel se reflète dans la réalité intégrale d'un monde globalisé qui
montre, par l'esthétique de l'horreur et de la déshumanisation,
la crise de son propre modèle de développement.
De quelle manière, l'art peut-il préserver la vision intérieure en
tant que facteur potentiel de l'évolution de l'être humain ? Voilà
la question que l'auteure se pose, en parcourant l'histoire de
l'art de la seconde moitié du XX<sup>e</sup> siècle et en comparant entre
eux l'Orient et l'Occident. Essentielle, dans ce cadre, est l'analyse
des mouvements japonais Gutai et Monoha, en raison de
leurs retombées sur l'art occidental et en tant qu'expression de
la confrontation entre les deux cultures.
Le premier chapitre de cet ouvrage approfondit les thèmes de la
dématérialisation, notamment dans les années 1960-1970, et de
l'absorption de l'art au sein du système économique ( business
art ). Le deuxième chapitre propose une réflexion esthétique et
critique qui relie la pensée orientale et le dualisme occidental
autour des problématiques de la «vacuité» et de la «vision
intérieure». Le troisième chapitre offre une double ouverture
allant, d'un côté, vers les apports de la physique quantique aux
réalités du multivers et, de l'autre, vers une redécouverte de
l'actualité de la pensée des anciens, des philosophes et des initiés
présocratiques.