Destins clandestins : les réfugiés après Sangatte

La fermeture du «camp de Sangatte» fin 2002 n'a rien
résolu : chassés par la guerre, la faim ou l'oppression,
des réfugiés continuent d'affluer par milliers à la
recherche d'une vie possible dans un occident prospère
et démocratique. Nous ne les considérons pourtant pas
comme des victimes qui sollicitent notre protection, mais
comme une menace dont il conviendrait de se protéger...
Début 2005, le photographe François Legeait est allé à leur
rencontre et a passé plusieurs semaines avec eux à Calais,
de squats insalubres en tentatives de traversée et de
distributions de nourriture en contrôles de police. Il nous
fait découvrir des hommes, des femmes et des enfants
condamnés à une clandestinité souvent humiliante, mais
dont l'espoir et la dignité forcent le respect.
Évitant les schémas politiques réducteurs comme
les clichés misérabilistes du genre, son témoignage
bouleverse notre regard sur ces «destins clandestins».