Homo viator : la libre circulation des personnes entre ancienne et nouvelle mondialisation

Homo viator : la libre circulation des personnes entre ancienne et nouvelle mondialisation

Homo viator : la libre circulation des personnes entre ancienne et nouvelle mondialisation
2014222 pagesISBN 9782204102865
Format: BrochéLangue : Français

À comparer aujourd'hui l'Union européenne, structurée par

le traité de Lisbonne et l'ALENA, traité entré en vigueur le

1<sup>er</sup> janvier 1994, qui a créé une zone de libre-échange entre

les États-Unis, le Canada et le Mexique, on ne peut qu'être frappé

par une différence majeure : celle du traitement de la liberté de

circulation des populations. Les tenants du néolibéralisme ont

libéralisé toute forme de circulation (produits, capitaux) sauf celle

des personnes. Ils ont ainsi élevé des murs, des barrières électrifiées

où viennent mourir chaque année des centaines de migrants. Ce que

l'ALENA refuse, la libre circulation des personnes, est précisément

le critère de l'humain.

Marie Monnet fait apparaître une donnée omniprésente et

permanente qui structure les Institutions européennes, mais qui

passait jusque-là inaperçue : il y a une pensée propre à l'Europe

qui anime l'ensemble de sa construction. Cet héritage conceptuel

prend corps depuis l'École de Salamanque, initiée par Francisco

de Vitoria, et se développe jusqu'à maintenant. Marie Monnet

façonne ainsi une histoire volontairement longue et conjointe du

libéralisme et des droits fondamentaux. Aucun travail n'avait offert

jusqu'à nos jours une telle fresque du droit à la mobilité.

Ce livre est proposé par (0) membre(s)
Ce livre est mis en favori par (0) membre(s)