La bataille du Petit Trianon : fable pour éveiller une espérance

Une surprise : un court roman de Jorge Amado, un conte plein de saveur et de résonances multiples. Une <<fable pour="" une=""/>> avec, en exergue, quatre phrases qui sont le <<programme/>> de ce livre merveilleusement maîtrisé et mené : une de Machado de Assis, fondateur de l'Académie brésilienne : <<la console="" et="" gloire="" honore="" qui=""/>>, de Jacques Prévert : <<quelle connerie="" guerre="" la=""/>> plus <<heil hitler=""/>> et <<no pasaran=""/>>.
Le prétexte de ce roman satyrique et vif comme une comédie de boulevard est une élection à l'Académie brésilienne (faite sur le modèle de l'Académie française). Un poète académicien chéri des dames vient de mourir, laissant une place vacante, briguée immédiatement par un militaire nazi (nous sommes en période de guerre), candidature jugée scandaleuse et qui va donner lieu à toutes sortes de péripéties, d'affrontements, de manoeuvres... Un roman de cap et d'épée en trois épisodes où apparait l'amitié de Jorge Amado pour la France, une histoire de résistance et d'espérance, un petit chef-d'oeuvre où se mêlent harmonieusement l'amour, le souvenir et la politique.