Les passions et les intérêts : justifications politiques du capitalisme avant son apogée

«Deux constatations sont à l'origine du présent essai. La première est que
la science sociale de notre temps n'est pas parvenue à élucider la question des
conséquences politiques de la croissance économique. La seconde est que ces
conséquences sont souvent désastreuses quel que soit le régime (capitaliste,
socialiste ou mixte) qui préside à la croissance. C'est sans doute ce deuxième
fait qui a été déterminant.»
Cette étude, sous-titrée Justifications politiques du capitalisme avant
son apogée , est une réflexion à la fois historique, politique, philosophique
et économique sur les ressources de la pensée sociale
des XVII<sup>e</sup> et XVIII<sup>e</sup> siècles. Intitulée «Comment, pour combattre les
passions, on fera appel aux intérêts», la première partie est une
analyse des différents systèmes de la pensée économique. La seconde
est consacrée aux auteurs qui, comme Montesquieu et James
Steuart, ont le mieux approfondi ces idées clefs. Enfin, ces analyses
conduisent l'auteur à une nouvelle manière de concevoir l'esprit
du capitalisme et les conditions qui l'ont vu naître, puis à esquisser
quelques réflexions sur les leçons que nous pourrions en tirer
aujourd'hui.