Scènes de la vie d'un propre à rien

roman
L'équivalent de Schubert en littérature : aussi simple
d'apparence, et non moins déchirant pour finir...
Où l'on est convié à suivre, d'une déconvenue à l'autre,
parfois d'un fragile bonheur à l'autre, les pérégrinations
hasardeuses d'un jeune homme sans qualités (un
propre à rien) dont l'unique talent consiste à rêvasser
au long des chemins du vaste monde, livré aux bizarres
caprices de sa fantaisie...
La fantaisie du Voyageur... Aucun texte, c'est sûr, ne
donne de la belle formule rêvée par Schubert un plus
juste écho. Bien que figurant parmi les plus beaux
romans de la littérature allemande du XIX<sup>e</sup> siècle, les
Scènes de la vie d'un propre à rien d'Eichendorff
occupent chez nous une place inexplicablement négligée.
On prend pourtant à lire ces pages baignées de discrète
nostalgie le même plaisir qu'à écouter telle mélodie du
Voyage d'hiver.