Notice historique sur l'église de Saint-Cyr (Var), ancienne dépendance de la paroisse de la Cadière

Heureux celui qui n'a jamais vu la fumée des fêtes de l'étranger et qui ne s'est assis qu'au foyer de la cabane de ses pères.
Chateaubriand.
Un kilomètre et demi au N.-E des ruines de l'ancien Tauroentum, au milieu d'une plaine occupée autrefois par la mer et couverté aujourd'hui de beaux vignobles et de riches moissons, qui s'étalent sur l'emplacement que sillonnaient les navires (1) et que traversera bientôt la voie ferrée, s'élève, sous un dôme de verdure, le village de Saint-Cyr, délicieusement situé au pied d'une de ces collines d'un aspect aussi varié que pittoresque, dont Pétrarque aurait dit :
I dolci colli, oviò lasciai un stesso Partendo onde partir giamai non posso,
derrière laquelle la riante vallée de Saint-Côme se cache avec une certaine coquetterie dans un pli profond de terrain.