Commando sud : contre-terrorisme en Afrique, années soixante-dix

«On peut avoir des faiblesses....
Au début des années soixante-dix les services spéciaux français
subirent une crise du recrutement liée au vieillissement
et au non-renouvellement des cadres. Ces hommes
du renseignement et de l'action qui avaient débuté leur carrière
pendant et après la seconde guerre mondiale arrivaient en fin
de potentiel. De plus la guerre d'Algérie et son issue dramatique
avaient dégoûté bon nombre des meilleurs éléments. Cette crise
s'était répercutée sur le recrutement des officiers de troupe
de l'armée française. Certains chefs des services spéciaux firent
alors appel à de jeunes hommes qui en d'autres circonstances
n'auraient jamais pu approcher ces milieux très fermés.»
L'auteur évoque avec nostalgie une atmosphère, une
ambiance, un monde qui à disparu, celui du sud
de son enfance. Ce roman relate surtout certains épisodes
de «la guerre secrète» livrés par une poignée de garçons,
pour délivrer un message de fermeté aux tenants
de la révolution mondiale. Engagés tout à la fois sciemment
et malgré eux au service d'une cause, les personnages
traversent les tourmentes avec le courage, l'inconscience
et la dignité des purs. Jean Bataille, exalte également
le respect dû aux anciens, la camaraderie de combat, le devoir
que l'on doit accomplir avec en filigrane, le sens tragique
de la vie. Mais ils demeurent humains dans leurs faiblesses,
à la manière des héros de Schiller. Passionnant.