On en riait au Moyen Age : contes et fabliaux

Oui, on riait au Moyen Age. En ces temps où la
vie était rude et les occasions de se divertir plutôt
rares, les trouvères, les ménestrels, les jongleurs
parcouraient les routes poussiéreuses du royaume à
la rencontre d'un auditoire qu'ils savaient distraire
ou émouvoir.
Parmi les récits qui passionnent un public
populaire, les fabliaux trouvent une place de choix.
Il s'agit de petits contes malicieux, simples à comprendre
par tous. Les mêmes situations reviennent
d'un récit à l'autre, les personnages sont esquissés à
grands traits, mais ils rappellent par leurs défauts
et leurs déboires les voisins que l'on côtoie dans la
vie quotidienne.
L'Eglise, qui dirige les consciences, n'apprécie
guère ces fables parfois grossières, souvent immorales
et qui ne ménagent guère le clergé.
Mais avec les fabliaux s'affirme dans la société
un début d'esprit critique et un espace de liberté.