La dignité humaine : la réinsertion socio-juridique des démunis au Togo : une contribution des Soeurs Missionnaires de la Miséricorde Divine à la lumière du Magister de l'Eglise

La conscience universelle du respect de la personne et de sa dignité a
acquis une importance spéciale au cours des dernières années. Le monde
contemporain fait preuve d'une crise de conscience croissante du sens de
cette réalité incontournable. Dans un tel cadre, cet ouvrage traite de la
dignité humaine en se référant à un contexte particulier, celui du Togo, et
en adoptant une perspective préférentielle pour les plus «démunis», y
compris les détenus.
Les principales déclarations postérieures à la seconde guerre mondiale,
ainsi que les initiatives de l'Église et des institutions humanitaires, sont
désormais orientées vers le respect des droits de la personne. Bon nombre
d'États démocratiques considère la Constitution comme loi maîtresse, qui
devrait garantir et disposer des mesures de protection et de promotion de
la dignité humaine sur son propre territoire national. Or, on constate une
divergence croissante entre les déclarations des Nations Unies et l'augmentation
de la violation des droits individuels et collectifs.
L'Église voit qu'il relève de sa mission de promouvoir, défendre et redynamiser,
au travers de son service à l'homme, la dignité de la personne,
créée à l'image de Dieu. Dans cette optique, l'Église invite les autorités
étatiques à rendre plus humaines les sanctions de même que les structures
pénitentiaires et l'administration de la justice, car une sanction qui ne
vise pas la réinsertion du détenu n'est pas chrétienne.
Dans ce contexte de réflexion et d'action, se situe l'oeuvre des Soeurs
Missionnaires de la Divine Miséricorde, qui se donnent comme centre
d'intérêt apostolique «les plus démunis» de la société. Telle est leur mission,
la raison d'être de leur Christianisme dans l'Église particulière et
universelle.