Miroir déformant

Pour ce professeur de sciences économiques et
sociales, la lecture est une véritable passion,
l'écriture une ivresse.
«Les mots deviennent alors des dompteurs
d'émotion, les personnages, faussement dociles,
tracent leur propre chemin dans notre imaginaire.
Ils utilisent nos souvenirs pour se forger leur propre
identité et nous échappent soudain.»
«J'ai perdu mon reflet peu à peu et je l'ai cherché
dans tous ces miroirs. [...] Je voyais une femme
plus très jeune accoutrée comme un saucisson.
Subitement je comprenais la métaphore boudin.»
Un texte poignant écrit à la première personne.
Une femme, soumise aux envies de son corps que seule
la nourriture apaise. Creuser ce corps : un pari presque
impossible. Protégée par la vitre sans tain de ses
souvenirs, la jeune femme s'observe et s'analyse sans
pudeur ni tabou. Loin des miroirs et de leurs reflets,
le ton restera vif, léger et presque drôle.