Histoire de Châteaumeillant. Vol. 2

Ce tome 2 débute, en 1588, avec les nouveaux
seigneurs de Châteaumeillant, les Gamaches, dont
le premier, Georges, est un fidèle du roi Henri III. Il
se bat contre les ligueurs pour le roi, pour le Berry et
pour Châteaumeillant. En 1644, la châtellenie de
Châteaumeillant passe aux Fradet de Saint-Août et est érigé
en comté. Pendant plus de cent ans les Fradet gouvernent, outre la seigneurie de Saint-Août,
ce comté de Châteaumeillant auquel ils ajoutent entre autres la baronnie de
Saint Jeanvrin, la vicomté de la Motte Feuilly, les terres de Néret. Leur justice s'étend
sur toute cette région. C'est la grande époque de Châteaumeillant que l'épouse de Jean
Fradet, une Lusignan, a placé sous la protection de la fée Mélusine.
En 1757, le comté et toutes les seigneuries rattachées sont achetés par le grand
financier Pâris de Montmartel. Mais son fils Armand dit «le fou» dilapide l'héritage
paternel et laisse le château à l'abandon. Il est interdit par la justice et comté et
seigneuries sont vendus par morceaux. Le comté de Châteaumeillant est acquis par
Pierre-Michel de Brosse, vicomte de Sainte Sévère, et son épouse Colette de
Bizemont. Ils restent propriétaires de Châteaumeillant jusqu'au début de la
Révolution. Avec elle le pouvoir passe à d'anciens officiers du comté. Grâce à eux, la
ville, qui s'appellera un moment Tell Le Grand, n'a pas trop à en souffrir ; localement,
la Révolution s'en prend surtout à la religion. C'est ainsi que le clocher de l'église
Saint Genès est abattu.
Au long de cette histoire, Chénon nous décrit ce qu'était la ville au XVIIIème siècle,
les limites de la justice du comté, les offices seigneuriaux avec leurs titulaires
successifs et les droits seigneuriaux qui pèsent sur les habitants du comté.
En refermant ce livre passionnant, largement illustré, on rêve à la découverte d'un
manuscrit perdu d'Emile Chénon qui nous raconterait l'histoire de Châteaumeillant
depuis la Révolution jusqu'à la première guerre mondiale.