Bioéthique et droit : interactions

Comment l'éthique et le droit se nourrissent-ils l'un et l'autre ? Pourquoi
ont-ils besoin l'un de l'autre pour évoluer ? Face au danger de voir progresser
les sciences de la vie de manière incontrôlée, la bioéthique a voulu
pallier le vide textuel et définir l'ensemble des règles juridiques. Après
une réflexion sur les spécificités du droit de la bioéthique, l'auteur se
demande pourquoi l'éthique ferait-elle changer le droit ?
Philippe Pirnay soulève la question de la fin de vie dans laquelle le droit
s'est aventuré. Beaucoup n'acceptant pas l'idée d'un droit qui enregistrerait
mécaniquement l'évolution de la société, la question est posée à
l'envers : pourquoi le droit prendrait le pas sur l'éthique ?
La loi permet, en matière de bioéthique et de dignité, l'égalité de tous
devant elle. L'ouvrage revient sur les deux lois du 29 juillet 1994, dites
«de bioéthique», et sur celle du 6 août 2004, précisant leurs spécificités
et analysant le retard de leur réexamen, et plus précisément sur le statut
de l'embryon, pour comprendre le rôle du droit sur les sujets éthiques.
Parce que le droit est ici encore silencieux, l'ouvrage propose enfin une
réflexion sur la greffe du visage où questions éthiques et juridiques
s'emmêlent. Les réponses révisables sans cesse montrent que ces
questions d'éthique sont difficiles à traduire en droit et difficiles à
réformer ; c'est pourquoi éthique et droit restent complémentaires.