Résistance(s) : Rouen, sa région, la vallée du Cailly : entre histoire et mémoire (1940-1944)

Sous l'Occupation, des hommes et des femmes ont refusé la défaite,
l'occupation militaire et idéologique de notre pays, ont combattu la
collaboration policière et administrative des autorités françaises et
sont devenus, de par leur engagement, des «hors-la-loi».
Ils, et elles, ont résisté.
Ils étaient ouvriers, employés, enseignants, étudiants, docteurs,
prêtres... Le plus souvent jeunes, ils appartenaient à des mouvements
et réseaux différents. Mais toutes et tous subirent la répression.
Ils furent dénoncés, poursuivis, traqués et arrêtés par les polices
allemande et française.
Ils furent interrogés au siège de la police allemande à Rouen, incarcérés
et torturés dans les sous-sols du Palais de justice ou dans les cellules
de la prison Bonne-Nouvelle. Ils furent jugés par des tribunaux français
et allemand. Ils furent enfin internés, fusillés ou déportés.
Malgré la diversité des motivations et des actions, la résistance - les
résistances, devrait-on écrire - à l'occupation, à l'oppression et à la
collaboration présente une unité profonde. Elle a été un grand moment
de la conscience de femmes et d'hommes qui ont lutté et combattu
pour le retour aux valeurs démocratiques et républicaines et, à partir
de 1943, pour l'application du programme du Conseil national de la
Résistance.