Espagne 1936, assassinat d'une démocratie. Espana 1936, asesinato de una democracia

Quel souvenir avons-nous encore aujourd'hui de Staline, Hitler ou Franco ? Des chefs de guerre - souvent des généralissimes ou des maréchaux mais toujours de fins stratèges autoproclamés, qui ont vécu au XIX<sup>e</sup> ou au XX<sup>e</sup> siècle - qui s'en souvient ?
L'essai écrit par Gustavo Cortés Bueno - auteur et réalisateur de films - et illustré par des photographies du correspondant de guerre catalan Agustí Centelles , rappelle utilement le 70<sup>e</sup> anniversaire du complot fomenté par des militaires espagnols rétrogrades soutenus par un clergé tout puissant obnubilé par l'athéisme qu'apporterait le socialisme ou le communisme. Il n'est certainement pas inutile d'évoquer, à l'occasion de cet anniversaire, le martyre enduré par le peuple espagnol qui défendait un régime progressiste démocratiquement élu.
Alors qu'aujourd'hui encore les gouvernements successifs de droite comme de gauche répugnent à évoquer l'assassinat des fondements démocratiques de « leur » République - « il y a eu bien des excès de part et autre... », « nous ne voulons pas heurter les susceptibilités de leurs enfants... », nous avons un devoir de mémoire envers tous ceux qui moururent dignement - combattants espagnols comme étrangers - pour que triomphe le droit.