Dominique-Joseph Garat (1749-1833)

Par quelle étrange transformation, Dominique-Joseph Garat,
issu d'un milieu traditionaliste basque, éminemment catholique
et rural, est-il devenu à Paris cet influent philosophe
des Lumières, contempteur de toutes religions ?
Pourquoi cet aimable et paisible homme de salons, occupant une
place enviable parmi les élites intellectuelles de la France monarchique,
a-t-il abandonné une carrière littéraire prometteuse pour se
lancer dans l'action politique et se faire ardent révolutionnaire ?
Comment cet apôtre de la démocratie, ennemi du pouvoir personnel
et de la dictature, s'est-il changé en laudateur sans mesure de
Napoléon ?
N'est-il pas étonnant qu'un tel personnage se réclamant de l'universalisme
ait gardé le constant souci du bien-être de ses compatriotes
basques, de la sauvegarde de leur langue et de leur culture ?
Il est difficile d'expliquer toutes ces contradictions.