L'affaire Al Dura ou Du bon usage de l'indignation

A l'initiative du Nouvel Observateur , 4000 personnes signaient une pétition en faveur de
Charles Enderlin, auteur d'un reportage filmant la mort en direct d'un enfant palestinien.
Cette pétition était leur réponse au jugement de la Cour d'appel de Paris qui avait débouté
le journaliste.
Ces 4000 pétitionnaires avaient-ils pris connaissance de l'argumentation des deux parties
avant de prendre position ? La réponse est non pour la quasi-totalité d'entre eux.
En octobre 2010, Charles Enderlin publiait un ouvrage consacré à l'Affaire Al Dura, dont le
titre, Un enfant est mort , était une affirmation que son livre ne démontrait nullement.
En s'appuyant sur des documents difficilement contestables tels que le jugement de la Cour
d'appel de Paris, des rapports d'expert, des déclarations de confrères journalistes, de son
propre cameraman etc., Samuel Nili reprend, dans ces quelques pages, un ensemble d'arguments
échangés par Charles Enderlin et ses détracteurs. Sans conclure formellement, il
pointe du doigt les surprenantes interrogations que soulève le livre du reporter de France 2.
Ce pamphlet est un tiré a part d'un chapitre du livre "Retourne en Palestine" du même
auteur.