L'oiseau d'Orient

Cette traduction de l'oeuvre originale, célèbre en
langue arabe, parue en 1938, conserve aujourd'hui
tout son intérêt. Elle arrive même à son heure, car le
problème qui s'y présente reste encore à résoudre et
constitue une de nos plus grandes préoccupations
actuelles. L'Orient et l'Occident ne sont pas deux
camps opposés, pour El Hakim, mais deux parties
d'une seule pomme créées pour faire un tout.
Il rêve d'une civilisation totale et unique, ni orientale,
ni occidentale. Une civilisation universelle
englobant tout ce qui est beau, utile et viable sur la
terre. Une civilisation de l'Homme, l'homme tout court,
sans tenir compte de sa position sur notre globe.
Le rêve d'El Hakim n'est pas encore réalisé, car il
faut combattre tant de préjugés, de malentendus, de
rancunes, de peurs, de méconnaissances, d'ignorances,
de fanatismes, de chauvinismes, d'égoïsmes, de vanités,
et d'amour-propre.
Il faut également abandonner le désir d'imposer nos
idées aux autres. Au mot «imposer» il faut substituer
le mot «échanger».
Tout doit se compléter, s'ajouter, s'unir, dit El
Hakim, dans une seule civilisation géante et bienfaisante
pour arriver à la paix humaine.