Mémento de l'histoire du Dauphiné

Mémento de l'histoire du Dauphiné

Mémento de l'histoire du Dauphiné
2012273 pagesISBN 9782359160239
Format: BrochéLangue : Français

Avant d'écrire l'Histoire de cette province rattachée au Royaume

de France pendant la Guerre de Cent Ans, il faut la cerner : ce

n'est pas aisé d'autant que si les départements de l'Isère et de la

Drôme sont inclus dans la Région Rhône-Alpes, les Hautes-Alpes

sont devenues provençales après avoir enfanté un grand

connétable très dauphinois et que le Rhône a grignoté l'Isère à

diverses reprises. La présentation physique fut également

laborieuse du fait du relief pour le moins tourmenté.

Des documents récents permettent d'approcher un peu les

premiers occupants du territoire avant les Allobroges, ces «gens

venus d'ailleurs» mais restent un peu floues nos connaissances

sur notre histoire jusqu'aux premiers Dauphins, issus d'une terre

au-delà du Rhône et dont la numérotation même est discutée ! Il

est clair cependant que depuis le Viennois, au début du second

millénaire, ces seigneurs ont construit une puissance féodale qui,

de la Vienne rhodanienne a porté sa capitale à Grenoble.

L'importance de l'ancien Cularo ou Gratianopolis, n'a fait que

croître quand le Dauphiné se vit «transporté vers la France» sous

Humbert II en 1349 et il nous a semblé légitime de consacrer un

chapitre à la capitale des Alpes à la suite de ceux traitant de la

province féodale puis de la province française.

Nos voisins sont nos meilleurs ennemis et les guerres avec le

comté devenu duché de Savoie puis royaume d'Italie marquent

toute l'Histoire du Dauphiné jusqu'à nos jours : Lesdiguières, le

grand connétable, s'est illustré durant celles-ci après avoir

participé largement aux guerres de religion dans une région où

reste visible la marque des Chartreux mais où la Révolution

Française a débuté en 1788 ! D'autres hommes ont combattu

dans la Résistance il y a soixante ans et le drame du Vercors est

revisité.

Le côté rebelle du caractère dauphinois n'est donc pas récent

même si ce caractère est coloré du rouge et du noir stendhaliens

comme le traduit l'admiration populaire pour Bayard, le

«chevalier sans peur et sans reproche», et pour Mandrin, le

«bandit d'honneur», qui ont chacun leur musée. «Fins, faux (ou

féaux) et courtois» disaient d'eux-mêmes les vieux Dauphinois

et cette finesse a permis à Grenoble de tirer grand profit des Jeux

Olympiques d'Hiver de 1968.

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