Petits animaux et sociétés humaines : du complément alimentaire aux ressources utilitaires : actes des XXIVes Rencontres internationales d'archéologie et d'histoire d'Antibes, 23-25 octobre 2003

Petits animaux et sociétés humaines : du complément alimentaire aux ressources utilitaires : actes des XXIVes Rencontres internationales d'archéologie et d'histoire d'Antibes, 23-25 octobre 2003

Petits animaux et sociétés humaines : du complément alimentaire aux ressources utilitaires : actes des XXIVes Rencontres internationales d'archéologie et d'histoire d'Antibes, 23-25 octobre 2003
Éditeur: Editions APDCA
2004546 pagesISBN 9782904110382
Format: BrochéLangue : Français

On reconnaît plus d'un million d'animaux pluricellulaires à symétrie bilatérale

au sein du règne animal.

Les vers, les mollusques, les arthropodes, représentent la plus grande part de ce

tableau et, pour le grand public, tous ces êtres relèvent de l'échelle des petits

animaux. Il existe toutefois de nombreuses exceptions spectaculaires à cette

apparente attribution empirique au sein des «petits», tant pour les mollusques (tel

le bénitier et surtout le calmar géant) que pour les plus robustes des crustacés.

Parmi les poissons, reptiles, oiseaux et mammifères, le gobie et le requin-pèlerin,

le lézard et le crocodile, le colibri et l'autruche, la musaraigne pygmée et la

baleine rorqual fournissent les bornes de variations de taille au sein des êtres

ressortissant à ces classes. Il ne faut cependant pas oublier les «petits des gros»,

ainsi tous les oeufs - qu'il s'agisse du caviar de la plus imposante femelle

esturgeon, ou de ceux de l'autruche -, ni même omettre les jeunes des «gros»

mammifères, qui sont alors des «petits» en taille et font parfois l'objet d'intenses

exploitations (ainsi l'agneau astrakan).

Au-delà, donc, de toutes les tentatives de classification des animaux en «grands»

ou en «petits», selon la taxonomie, c'est bel et bien l'échelle fournie par la main

humaine qui constitue la plus pragmatique des références de taille et qui permet

alors de considérer comme «petits» ceux que l'on peut capturer à la main.

Parmi les très nombreux vertébrés et invertébrés qui sont susceptibles d'avoir un

jour figuré parmi les créatures exploitées par l'homme, ne se trouve pourtant qu'un

nombre restreint de taxons.

Ainsi, c'est au-delà de l'approche traditionnelle par le canal d'une hiérarchisation

des groupes de petits animaux reconnus dans les gisements archéologiques, que

les «XXIV<sup>e</sup> Rencontres internationales d'archéologie et d'histoire d'Antibes» ouvrent

largement le champ de la recherche à de plus complexes et plus vastes problématiques.

Des stratégies de capture aux problèmes de l'évaluation quantitative et qualitative,

de leur rôle dans la diète jusqu'aux modes d'exploitation qui dépassent le seuil des

seules implications économiques, de multiples pistes sont ici tracées par les

intervenants. Associés sur ce riche terrain de recherche dans le cadre de ces

«Rencontres», préhistoriens, archéologues, historiens, tous confrontés aux

problèmes d'interprétation de ces faunules, exposent - ou proposent - tour à tour

leurs diagnoses, interprétations ou modèles constructifs.

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