L'enseignement supérieur dans le monde arabe : une question de niveau ?

Dans un contexte où l'enseignement supérieur dans le
monde arabe se trouve confronté à une double contrainte,
démographique et financière, où la «baisse du niveau» est
régulièrement dénoncée - alors même que l'importance
stratégique du supérieur pour les sociétés contemporaines
est plus que jamais reconnue, comment dépasser les constats
pessimistes et les voeux pieux ? Liban, Algérie, territoires
palestiniens, Syrie, Égypte, Maroc : tels sont les pays dont les
systèmes éducatifs ont servi de point de départ à un état des lieux
sur la question du niveau et de la qualité. Quels sont les critères
pertinents pour évaluer l'enseignement supérieur ? Y a-t-il
en ce domaine des problèmes spécifiques au monde arabe ?
Comment concilier l'explosion des effectifs et la qualité de la
formation ? La multiplication des institutions d'enseignement
supérieur, la tendance à une privatisation accrue, l'héritage des
colonisations, le rôle de l'université comme lieu de production
et de transmission du savoir..., autant d'éléments qui, au-delà
des indicateurs quantitatifs, appellent une vaste réflexion
pédagogique, sociologique et, cela va sans dire, politique.