Euthanasie et responsabilité médicale

Euthanasie et responsabilité médicale

Euthanasie et responsabilité médicale
Éditeur: Eska
2005204 pagesISBN 9782747208949
Format: BrochéLangue : Français

Ce nouveau volume des Essais de philosophie pénale et de criminologie réunit

les études présentées lors de la journée d'études «Droit et fin de vie» organisée

par l' Institut de criminologie à l'Université de Paris II, le 30 novembre

2004. Dans un souci d'ouverture, les personnalités invitées étaient des spécialistes

de diverses disciplines : théologie, philosophie, médecine et droit. En outre, les différents

courants d'opinion sur cette question ont été représentés. En effet, la

recherche ne peut être véritablement scientifique qu'en étant dégagée de tout a

priori et de tout sectarisme. Ce volume entend illustrer la méthode dialectique : le

lecteur y lira le pro et le contra ; il y découvrira, peut-être, le dictum.

Il semble possible de tirer des études réunies ici la problématique suivante : puisque

le suicide a été dépénalisé, l'individu ne devrait-il pas disposer (ce que le droit positif

ne reconnaît pas encore) d'un droit subjectif à la mort qu'il pourrait transmettre à

un tiers ? La question de l'euthanasie conduit à retrouver l'alternative entre le droit

moderne conçu comme un attribut de l'homme, sujet de droit, et le droit classique,

se réalisant dans une relation d'altérité, analysé comme une attribution à chaque

personne en fonction de ses mérites. Dans la pensée moderne, l'homme est un être

absolu possédant la faculté de disposer de soi. En revanche, pour la philosophie

classique, la personne est un être en relation et sujet de l'ordre naturel. Les partisans

de l'euthanasie, motivés par la philosophie moderne, invoquent le principe de

l'égalité : celui qui n'a pas la faculté de se suicider lui-même doit pouvoir transmettre

un droit subjectif à un tiers pour ne pas subir de discrimination. En

revanche, les opposants à l'euthanasie, inspirés par la pensée classique, considèrent

que ne pas accéder à la demande du malade réclamant l'euthanasie permet de préserver

la société d'un mal plus grand encore : la reconnaissance sociale d'un permis

de tuer un être innocent de toute infraction pénale.

En outre, ce numéro réunit les études les plus représentatives du séminaire annuel

de philosophie du droit pénal. Infraction pénale et ordre social, bioéthique et responsabilité

médicale sont la matière des recherches proposées ici.

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