Les tirailleurs sénégalais vus par les Blancs : anthologie d'écrits de la 1re moitié du XXe siècle

Les tirailleurs sénégalais vus par les blancs
Anthologie d'écrits de la 1<sup>re</sup> moitié du XX<sup>e</sup> siècle
Cette anthologie regroupe des récits de rencontres, publiés
pendant la première moitié du XX<sup>e</sup> siècle, véridiques pour la
plupart, littéraires par ailleurs, avec les tirailleurs dits sénégalais.
On les voit d'abord en Afrique ; on les découvre nombreux au
moment de la Grande Guerre et la variété des réactions donne
lieu à des relations très diverses, sympathiques, en général
soucieuses de comprendre. Le paternalisme caricatural des rares
textes écrits - par de seuls militaires d'ailleurs - qui portent sur
les tirailleurs de la Seconde Guerre mondiale est bien différent,
d'une bien moindre valeur littéraire, et occupés d'abord et
surtout à louer l'héroïsme des officiers et à comptabiliser les
troupes coloniales mortes pour la France. Aux textes en prose,
dont des espèces de proto-B.D., s'ajoutent quelques poèmes et de
nombreuses illustrations.
« Les souvenirs aiment les guerres mondiales. On a beau faire, leur répéter qu'il
ne faut pas, que d'autres époques sont plus humaines, ils reviennent voleter autour
de ces années-là comme des papillons amoureux. »
Éric Orsenna, L'Exposition coloniale
« La guerre en somme c'était tout ce qu'on ne comprenait pas. »
Louis-Ferdinand Céline, Voyage au bout de la nuit
« La France demande aux Noirs de mourir pour elle, et n'est même pas fichue de
les traiter comme des hommes. »
Patrice Nganang, La Saison des prunes