La marche de l'esclave

La présente oeuvre relate un drame qui en dit
long sur la douleur morale et la souffrance physique
de ceux qui vivent encore la condition d'esclave.
Asmaou, jeune femme esclave de son état,
publiquement humiliée par son maître, mit fin à son
insupportable condition en se jetant dans le puits
villageois.
Dans un décor planté de misère, de haine et
d'absurde que l'auteur symbolisera par Djassanta
(l'exécrable en langue zarma du Niger), le quotidien
de l'esclave domestique africain transparaît dans
toute son horreur.
L'oeuvre, très courte, se lit d'une traite. Mais elle
grave dans l'esprit des images aussi insoutenables
qu'inoubliables.
Un violent coup de gueule qui dénonce, à travers
l'histoire réelle d'une jeune esclave, les pratiques
esclavagistes à la vie trop longue qui ont encore
cours dans certaines sociétés ouest africaines. Face à
la chaîne des complicités multiformes qui
entretiennent l'esclavage domestique, c'est en même
temps un vibrant hommage à Asmaou, pour qu'elle
ne soit pas morte pour rien...