Custer et moi ! : le fils de l'autobiographie fantastique

François Darnaudet écrit des polars, mais aussi
de la science fiction. Une science fiction tour à
tour jovialement populaire ( Quartier Bleu aux
éditions du Rocher ou son Regard qui tue chez
Rivière Blanche) et sombrement obsessionnelle
( Le Papyrus de Venise aux éditions Nestiveqnen).
Et si ce « con de matheux, méprisant des littéreux,
anarchiste version Stirner, pas baptisé,
complètement athé et allergique au monothéistes
de tout poil » confesse depuis longtemps
une étrange fascination pour le fantastique, c'est
qu'il y a été suffisamment exposé pour que tremblent
les fondements de son rationalisme.
C'est ce qu'il raconte dans son Autobiographie
fantastique. Un projet un peu fou, teinté de
métempsychose, la quête fantasmatique d'un
auteur méridional persuadé d'être, un jour,
tombé à Little Big Horn aux côtés du fameux
général Custer. Un récit qui se plaît à brouiller les
pistes, flouter les frontières de la fiction. Une
enquête sur une vie antérieure à mi-chemin
entre rêve et réalité.